lundi 28 décembre 2009

Pot Bouille

Réalisateur : Julien Duvivier 1896-1967 est un réalisateur français qui a marqué les années 1930 à 1960. Il commence sa carrière avec des films muets. Pendant la guerre il part tourner aux US. Il travaille ses scénarios avec des écrivains tels que Jean Anouilh, Barjavel etc. Il tourne avec Gabin, Blier, Vivian Leigh, Boyer etc.
Pays : France Année : 1957
Acteurs : Gérard Philipe : Octave Mouret ; Danielle Darrieux : Madame Hédouin, patronne de Au bonheur des dames ; Dany Carrel : Berthe ; Jacques Duby : Auguste ; Jane Marken : la mère de Berthe ; Olivier Hussenot le père de Berthe ; Anouk Aimée : Marie ; Micheline Luccioni : Valérie Vabre, la femme hystérique Dir. Photo :
Résumé : Adaptation du roman de Zola (Pot Bouille écrit en 1882). Dans le Paris du Second Empire, Octave Mouret jeune et beau garçon arrive de province pour faire sa carrière. Il loge chez un oncle architecte dans un immeuble bourgeois. Dans cet immeuble plusieurs familles sont installées dont celle de Berthe,. Cette jeune fille, que sa mère essaye de marier rapidement à un bon parti, croise Octave à son arrivée et est très attirée par lui…. Octave logera au dernier étage dans une chambre d’amis indépendante. Il s’aperçoit des habitudes « coupables » des messieurs et de certaines dames de la maison, toute la vie tourne autour de l’adultère et de la frivolité…. Octave travaille comme employé au Bonheur des Dames et vend des tissus, avec succès, pour la propriétaire de la boutique : la froide, mais belle Madame Hédouin. Octave essaye son charme comme sur les autres femmes, mais ça ne marche pas….
Le tout est une satire des mœurs d’une certaine bourgeoisie et une peinture de la vie des petites gens à Paris. Le film montre le contraste entre les deux populations et leurs «travers». C’est Zola de toute façon ! et la version de Duvivier…
Filmographie : La Belle Équipe ; Pépé le Moko ; La Fin du jour ; Panique ; Le Petit monde de don Camillo ; Voici le temps des assassins ; L’homme à l’imperméable, La femme et le pantin ; Ana Karénine ; Un carnet de bal ; Chair de poule ; le diable et les dix commandements ; Pot Bouille.
Avis : Julien Duvivier déploie toute une panoplie de bons acteurs dont certains seront très célèbres comme Gérard Philippe, Anouk Aimée, Danielle Darrieux, Danny Carrel. C’est donc presque une anthologie d’acteurs de cette époque. Le film lui-même est marqué par les habitudes du travail en studio. Le travail de mise en scène est très précis, les dialogues sont sensiblement empreints de théâtre. Donc on note en final, un film peu vivant mais très bien fait, dont le sujet prête à comédie. Ce film doit être vu dans le cadre de l’année Gérard Philipe !
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie

lundi 21 décembre 2009

La Chartreuse de Parme



Réalisateur : Christian Jaque (1904-1994) cinéaste français (de 1931 à1985) au style léger (dans le bon sens du terme) et aux très nombreux films a dessiné une carrière très réussie, pleine de succès. Meilleur scénario en 1937 à Venise pour les Perles de la couronne, meilleur réalisateur en 1952 à Cannes pour Fanfan la Tulipe puis reçoit un César d’honneur pour sa carrière en 1985. Travaille et produit beaucoup avec de très grands acteurs : Fernandel, Brigitte Bardot, Pierre Brasseur, Hossein, Delon etc. Voir deux sites bien informés  encyclo et http://www.cinemapassion.com
Pays : France Italie Année : 1948
Acteurs : Gérard Philippe (Fabrice del Dongo) Maria Casarès (la duchesse Sanseverina) Renée Faure (Clélia Conti ) Louis Salou (le Prince) Lucien Coëdel (Rassi)
Dir. Photo : Nicolas Hayer
Résumé : D’après l’un des derniers romans de Stendhal écrit en 1838 ; de ce vaste ouvrage Christian Jaque et Pierre Véry extraient les caractères de Fabrice et de la Duchesse. Le premier est un jeune homme orphelin qui est protégé par sa tante la duchesse Sanseverina qu’il vient rejoindre à Parme. Fabrice est un grand séducteur qui s’amourache de toutes les belles filles qu’il rencontre au grand désespoir de sa tante qui n’a d’yeux que pour lui et de son amant le comte Mosca qui se voit très délaissé par sa belle.
Ce film a été produit suite à des accords entre la France et l’Italie. Le résultat devait être « haut de gamme » et le tournage a duré 6 longs mois dans la chaleur de l’été italien. A cette époque G.Philippe n’était pas encore une grande vedette, mais un bon acteur de théâtre.
Christian Jaque avec la chartreuse de Parme, nous livre une version cape et d’épée du roman de Stendhal, avec une satyre de la vie politique d’un Prince fantoche et autoritaire. L’histoire de ce pays où règnent tyrannie, tribunaux d’exception, mise au cachot pour délit d’idées n’est pas sans évoquer les malheurs de la 2e guerre mondiale qui vient juste de s’achever. Les prestations de Gérard Philippe et Maria Casarès sont éblouissantes, et bien servies par des seconds rôles non moins prestigieux tels que : Renée Faure (Comédie Française), l’italien Tullio Carminatti, et Lucien Coëdel.
Filmographie : François 1er, Les perles de la couronne, Les disparus de St Agil, Un revenant, L’assassinat du père Noël, Boule de suif, La chartreuse de Parme, Fanfan la tulipe, Nana, si tous les gars du monde, Babette s’en va en guerre, Madame sans gêne, les pétroleuses,
Avis : Un des films qui ont marqué toute une génération de cinéma en particulier en France et en Italie. Le jeu de Gérard Philippe ou de Maria Casares vaut le déplacement ou l’achat du DVD. C’est un film qui peut se voir et se revoir sans ennui (bien que long : 2 h45).
Note : 9/10Rédigé par Jacquie

mardi 1 décembre 2009

Sommeil Blanc







Ce film sort aujourd'hui! prenez une longueur d'avance et soyez les premiers à le voir et à en parler.





Réalisateur : Jean Paul Guyon. Après des études de cinéma à Paris, il commence en 1997 à travailler dans la production. Depuis, il travaille à la production de documentaires, téléfilms et longs métrages. Il écrit et réalise trois courts métrages : «Le Passeur » en 1998, « L’autre Voyage » en 2000 et « La Vérité sur Ariane » en 2002. « Sommeil blanc » est son premier long métrage.
Pays : France Année : 2009
Acteurs : Hélène de Fougerolles (Camille), Laurent Lucas (Thomas le mari), Marc Barbé (Philippe), Julien Frison (Romain). Dir. Photo :Marc Tevanian Musique : David Moreau
Résumé : Camille, une jeune femme peintre vit en Ardèche dans une ancienne auberge, isolée dans la nature. Au moment de déménager et de rejoindre son mari, médecin à Chambéry, elle se sent troublée de quitter la montagne, le lac, la forêt. Son malaise de partir la rend encore plus sensible à la nature et taciturne, elle ne supporte plus la présence de sa famille, elle devient insomniaque et recule le moment de faire les derniers cartons… Un événement imprévu va faire basculer la tranquillité du lieu : Camille rencontre un adolescent très secret, surgissant de nulle part, l’intrigue et lui fait peur à la fois… cette rencontre éveille des échos dans le passé de Camille…
S’inspirant d’un roman policier G.J.Arnaud Jean Paul Guyon et Lucien Carpentier, co-scénaristes, ont adapté l’histoire pour l’écran. Avec un petit budget l’équipe a réussit un film dramatique qui nous tient en haleine du début à la fin.
Ce que confie JP.Guyon « J’avais justement envie d’explorer cette voie d’un fantastique à la Henry James qui repose davantage sur l’état intérieur d’un personnage, sur le mystère des êtres, plutôt que sur des évènements extérieurs. L’idée était donc bien d’être à la croisée des genres : partir d’une situation réaliste et travailler l’intériorité de Camille ; mais du point de vue de son ressenti, en m’éloignant de la psychologie. Et du coup être dans la sensation, dans l’évocation d’un monde intérieur, avec toute l’ambiguïté que cela peut comporter. » et sur la sensation de fragilité de la situation de Camille dans cet environnement dramatique : « cela nous a conduit, avec Lucien Carpentier, mon co-scénariste, à chercher une instabilité dans la narration : tout peut basculer en permanence, dans le fantastique, le romanesque, la violence… »
Voir l’analyse complète du dossier de Presse sur le site officiel
Filmographie : premier long métrage
Avis : Ce drame mêle étude psychologique et faits divers avec beaucoup de finesse, le jeu d’Hélène de Fougerolles constant et sobre traverse et porte le film. Presque sans paroles elle nous montre une jeune femme solitaire, puis le film découvre les failles du personnage. Dès qu’on croit que le film va verser dans le banal de la vie, c’est une autre solution qui est choisie, un autre dénouement, on ne s’ennuie pas du tout. Je crois que c’est un excellent début pour un premier film. Je l'ai vu, et j'y retourne!
Note : 8/10 Rédigé par Jacquie