mardi 17 octobre 2017

Julieta

Une très belle prise de vue
Réalisateur : Pedro Almodovar : né en 1951 en Espagne. En 1986 il fonde avec son frère une société de production : Deseo, le nom est déjà tout un programme ! César du meilleur film étranger pour Talons aiguilles en 1993, et Tout sur ma mère en 2000. Prix de la mise en scène au Festival de Cannes pour Tout sur ma mère en 1999, César du meilleur film de l'Union européenne pour Parle avec elle en 2003, Prix du scénario du Festival de Cannes pour Volver en 2006. Choisi comme Président du 70e Festival de Cannes.
Pays :Espagne Année : 2016
Acteurs : Emma Suárez (Julieta quand elle écrit son histoire) ; Adriana Ugarte (Julieta à 25 ans) ; Daniel Grao (Xoan) ; Inma Cuesta (Ava) Dir. Photo : Jean-Claude Larrieu
Résumé : le scénario est écrit par Almodovar d'après trois nouvelles d'Alice Munro (écrivaine Canadienne). Au début du film, nous sommes devant la vie d’une femme mure qui projette un déménagement, donc un tournant de sa vie, quand le hasard des rues de Madrid la met en présence d’une amie de sa fille. Cette rencontre ravivera le passé qu’elle s’efforçait d’oublier : joies et douleurs. Mais de quoi est faite la vie d’une femme ? d’expériences sentimentales, d’amours, de vie familiale et de passions. Almodovar, qui sait si bien observer la vie intime des femmes nous livre l’analyse d’un personnage fictif qui a vécu des moments heureux et des moments difficiles. Julieta est meurtrie par son passé et ceci se ressent par sa difficulté à vivre heureuse, elle est toujours fragile, dans la négation de sa personnalité, jusqu’à refuser l’amour au présent. Quand Almodovar parle des empêchements, communs à beaucoup de femmes mures, à vivre un amour au présent, il rejoint la finesse d’une cinéaste féminine, Claire Denis, dans son « dernier » Un beau soleil intérieur.
Un autre sujet abordé : le temps et ses transformations de nos vies, ses objets dangereux cachés par l’oubli quand on n’a pas su les traiter avec bienveillance. La culpabilité joue également un grand rôle dans les raisons du mal de vivre de Julieta, culpabilité qui est pour elle une exagération psychologique invalidante. Cette culpabilité existait déjà avant sa rencontre dans le train, mais ces incidents non assimilés font boule de neige au cours de sa vie.
« Mais le train est aussi la métaphore du vrai sujet de Julieta : le passage du temps, la fugacité des liens, l’évanescence des êtres, qui apparaissent puis s’éclipsent de nos vies, parfois sans un mot. Non seulement l’héroïne voit, au fil du récit, se volatiliser son amoureux et sa fille, mais la chronologie affolée du film, avec ses flash-back, accélérations et ellipses, montre des personnages rattrapés par l’âge, les accidents et la maladie. Tout raconte que l’existence est une succession de pertes et d’adieux informulés. » Telerama
Filmographie : Femmes au bord de la crise de nerfs, Talons aiguilles, Tout sur ma mère, Parle avec elle, La Mauvaise Éducation, Volver, La piel que habito, Julieta, les amants passagers, 
Avis : Un film sur les souvenirs douloureux qui empêchent d’être soi-même. Une histoire dans l’histoire.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie


samedi 7 octobre 2017

Minuit dans le jardin du bien et du mal

Midnight in the Garden of Good and Evil
Une nuit dans le cimetière...
Réalisateur : Clint Eastwood est acteur, réalisateur, compositeur et producteur de cinéma américain ; né en 1930. Un monument de cinéma ! Une « légende de l’Ouest » ! Quatre Oscars, cinq Golden Globes, trois Césars et la Palme d'honneur au Festival de Cannes en 2009. Un énorme article à lire  dans wikipedia pour ce géant du cinéma
Pays : US Année :1997
Acteurs : John Cusack (John Kelso); Kevin Spacey (Jim Williams); Jack Thompson (Sonny Seiler); Jude Law (Billy Hanson); Paul Hipp (Joe Odom); Lady Chablis Deveau (Elle-même.)
Dir. Photo :Jack N. Green

Résumé : Adaptation de John Lee Handcok du roman de John Berendt, dont l'intrigue se base sur des faits réels s'étant passés à Savannah en Géorgie en 1980. Dans un fouillis de scènes drôles ou curieuses, Eastwood présente une affaire criminelle : un meurtre commis dans la riche maison d'un antiquaire de renom. Il amène cette histoire comme un roman policier, montre des personnalités extravagantes, ou des lieux chargés d’histoire des débuts de l’Amérique. On apprend que la ville de Savannah en Géorgie (Sud) vit curieusement au rythme de fêtes mondaines, de rites universitaires ou sportifs obsolètes ailleurs. La population principalement blanche vit dans le « m’as-tu-vu » complet avec des relents de ségrégation noire. Le journaliste New-yorkais se fait traiter de Yankee, l’antiquaire est d’une arrogance extrème avec ses proches et met son honneur à montrer comme il est riche et possède des pièces rares. Tout dans cette ville sonne faux, le gars qui fait semblant de promener un chien, qui est mort depuis longtemps, Lady Chablis qui cache son jeu, Jim William qui occupe un avocat à plein temps, pourquoi? La présence de la mort est constante par les scènes de cimetière, la prêtresse Vaudou, les armes. La violence est latente les invités à la réception chez l’antiquaire, ont tous une arme dans leur poche, Jim lui-même montre un poignard qui serait celui du Prince Russe qui poignarda Raspoutine. Enfin, curieusement, les indications des proches qui disent qu’à Savannah celui qui a de l’argent se sort toujours des procès… Le procès est étonnant d’irrégularités et cherche à innocenter un riche notable plutôt qu’à chercher le coupable ; la corruption rode discrètement, la réputation de Savannah est intouchable. « L'Etat de Géorgie connut en effet continûment, depuis le XIXe siècle, des flambées de brutalités diverses, du massacre des communautés libres de Noirs en 1816 par les troupes d'Andrew Jackson aux exactions des membres du Ku Klux Klan, qui agissaient en toute impunité dans un Etat dont ils exécutaient shérifs et sénateurs qui tentaient de s'opposer à eux. » Inrocks  Pour Jean Luc Lacuve ce film est étrange, « il fait l'apologie de l'ambivalence ». « Cette possibilité de lier vérité et simulacre est l'essence même de Savannah, ville pleine de mystères propres à la création et à l'amour »

Filmographie : La trilogie du dollar ; L'Inspecteur Harry ; Sur la route de Madison; Mystic River; Million Dollar Baby; Gran Torino ; Invictus ; Sully ; lettres d’Iwo Shima
Avis : L’antiquaire a-t-il tué froidement son amant ? un policier, l'air de rien...

Note : 8/10Rédigé par Jacquie


mardi 26 septembre 2017

Gabriel et la montagne


"Gabriel e a montanha "
Un personnage paradoxal au sein del'Afrique


Réalisateur : Felippe Barbosa né en 1980 est un réalisateur et scénariste Brésilien. Il s’est fait connaitre avec son film Casa Grande en 2014 sur les classes privilégiées face à la crise et au milieu de la pauvreté générale.
Pays : Brésil France Année : 2017
Acteurs : João Pedro Zappa (Gabriel); Caroline Abras (Cristina) les personnages rencontrés sont ceux rencontrés lors du véritable voyage.
Dir. Photo : Pedro Sotero
Résumé : D’après une histoire vraie. Un étudiant ami du réalisateur, au cours d’une année sabbatique a souhaité faire un voyage au sein de l’Afrique en vivant simplement comme les peuples qu’il voulait rencontrer. Ce périple raconté à la façon d’un journal de voyage filmé a traversé le Kenya, la Tanzanie, la Zambie et le Malawi. L'idée de Gabriel consiste à voyager en respectant les principes de l’écologie et cultiver l’amitié avec les individus. Il fait de très belles rencontres personnelles avec des africains chaleureux mais déroutés par ce blanc (riche et cultivé) qui les fréquente avec amitié.
« Une force de vie, une éthique de la rencontre, un respect de l’altérité élèvent sa démarche au niveau d’une fête des sens et d’une grâce spirituelle. » Le Monde
Au cours de son voyage sa petite amie Cristina vient le rejoindre et on comprend que Gabriel doit rentrer dans une grande école avec une bourse. Son caractère rebelle et têtu, pourvu d’un orgueil certain, le rend un peu désagréable et nous amène à comprendre la fin. Quand Gabriel s’est fixé un but, il le tient par principe et refuse tout empêchement. Il est jeune, en pleine forme et se croit capable de tout. Il est dans une transition paradoxale de sa vie. L’interview de Barbosa par Arte est aussi intéressante pour comprendre la création du film.
Le film choisi la fiction comme dans « Into the wild » mais mêle des interviews d’Africains qui l’ont rencontré ce qui rend le côté témoignage du film de Barbosa dont Gabriel était un ami.
Filmographie : Casa Grande ; Gabriel et la montagne ;  
Avis : Le film nous propose un road movie en Afrique et une façon de voyager différente, solidaire et durable en un certain sens. Film a voir pour toute la famille.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie




lundi 25 septembre 2017

Captain Fantastic

Prix mise en scène Un certain regard, Cannes
la famille lors de la cérémonie à l'église...

Prix du Jury et du Public festival de Deauville 
Réalisateur : Matt Ross : acteur, scénariste, réalisateur américain né en 1970. Après avoir travaillé comme acteur, il fait de la TV. Captain Fantastic est l’un de ses tout premiers films.
Pays : USA Année :2016
Acteurs : Viggo Mortensen (Ben) ; Frank Langella (le père d’Angela) ; Steve Zahn (Dave le mari de Harper) ; Kathryn Hahn (Harper La soeur de Ben) ; George MacKay (Bodevan) ;
Dir. Photo : Stéphane Fontaine
Résumé : Une famille (nombreuse) a choisi de vivre la « vie sauvage » et d’éduquer eux même leur enfants. On nous montre des enfants et des ados dans la forêt, apprenant à chasser et à dépecer, découper, cuisiner le gibier; on les dirait sur une île déserte… Ben le père nous apparait à la longue comme un chef, un gourou qui a toujours raison. Les enfants acceptent tout venant de lui, c’est presque malsain si ce n’était pas mal vu. La mère est absente et les nouvelles de sa santé seront mauvaises, entrainant un changement de programme pour la famille qui devra se rendre « à la ville ».
On ne cesse de s’étonner, entre des citations de Noam Chomsky, et les récitations du code civil et un entrainement martial dont on se demande contre qui ils pensent se battre. J’aime beaucoup la pensée de Chomsky, mais ici elle est absurde comme toute l’éducation donnée aux enfants en dehors du respect de l’évolution de leur maturité. Le film pourrait être drôle s’il n’était pas outré dans l’intellectualisme et le côté hippie, et un moins exagéré dans ce qu’il montre. On ne comprend pas ce que le réalisateur veut dire, on est dans la dérision de tout côté.
En fait le film montre le danger de changer les normes et de vivre à « sa mode » dans une société standardisée qui n’est pas plus enviable. Les enfants ne sont pas faits pour grandir en vase clos même si celui-ci est beau.
Avis : Déçue de ce film qu’on m’avait tant vanté.
Note : 6/10 Rédigé par Jacquie

lundi 18 septembre 2017

Into Eternity

Michael Madsen parle pour les survivants de la planète?
Réalisateur : Michael Madsen, réalisateur danois. Commence ses études par le théâtre et les arts plastiques. Biographie sur Ulyces
Pays : Suède Finlande Danemark Italie Année : 2010
Acteurs : Documentaire
Résumé : Le devenir des déchets radioactifs sont l’un des problèmes accompagnant la production d’énergie nucléaire, environ 250 000 tonnes sont actuellement stockées temporairement dans des piscines. Nous produisons généralement de plus en plus de déchets de toutes sortes ; qu’en faire ? Une structure de stockage de déchets nucléaires, est en construction à Onkalo en Finlande. En plus de l’aspect forage et enfouissage le réalisateur nous interroge sur notre vision de l’humanité future. A quoi correspondent 100 000 ans à l’échelle humaine ? Seront nous plus évolués ou retournés sur « la planète des singes » ? Soustraire les déchets dangereux est un devoir ; quelles solutions utiliser ? Quel degré de sécurité offrent nos solutions ?
Sous forme de semi-fiction le film nous interroge sur la survie de la planète après nous. La forme de ce film est originale car elle s’adresse aux générations futures. Les conversations entre les constructeurs d’Onkalo et les responsables de la sécurité nucléaire scandinaves nous montrent la difficulté de trouver des solutions durables, et quels sont les difficultés. Il y a bien un théologien, mais pas d’écologiste…
C’est vrai que la seule bonne solution est d’arrêter d’en produire… il y a 40 ans on nous disait que la solution serait trouvée dans quelques années… un pari perdu !
« J’ai la ferme conviction que la forme et le contenu d’un film doivent être étroitement liés. C’est pourquoi je m’intéresse à la narration. L’une des choses qui m’est restée de mes études de théâtre, c’est mon intérêt pour le théâtre de l’absurde : Beckett, Ionesco et les autres. Je pense que la plupart des formes narratives aujourd’hui sont aristotéliciennes ou hollywoodiennes – ce qui est la même chose. C’est une façon particulière de raconter une histoire, et j’ai le sentiment qu’elle présente certaines limites. » Madsen Ulyces
Filmographie : Into Eternity ; The Visit ; Odyssey 
Avis : Un film débat sur l’enfouissement des déchets de l’industrie nucléaire, qui nous fait envisager le destin de l’humanité.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie




dimanche 10 septembre 2017

Petit paysan

Swann Arlaud: Petit Paysan
  Réalisateur : Hubert Charuel réalisateur français né en 1985. « Fils d'un couple d'agriculteurs de la Haute-Marne, Hubert Charuel a travaillé dans un premier temps dans le secteur de l'élevage laitier avant de s'orienter vers des études de cinéma. » Ce film est son premier long métrage. Wikipedia
Révélé en mai par la Semaine de la critique, le premier long-métrage d’Hubert Charuel, Petit paysan, accrédite en tout cas l’idée selon laquelle la diversité sociale, et donc des points de vue, serait propice au renouvellement des formes. Le Monde
Pays : France Année : 2017
Acteurs : Swann Arlaud (Pierre le paysan) ; Sara Giraudeau (pascale sa sœur vétérinaire) ; Isabelle Candelier (sa mère) ; Bouli Lanners (Jamy l’éleveur belge) Dir.Photo : Sébastien Goepfert
Résumé Sous couvert de thriller dans le monde agricole, ce film informe les citadins que nous sommes sur le dur métier d’éleveur de vaches laitières. Il donne un bon aperçu des tâches quotidiennes et des inquiétudes des éleveurs. En prenant l’hypothèse d’une maladie contagieuse des vaches, les contrôles journaliers et ceux de l’administration sont évoqués. Pierre dans sa pratique nous montre le soin qu’il apporte à l’hygiène et l’attention permanente au confort des vaches. Pierre aime ses vaches, il est fier de son exploitation et de ses résultats. Sa vie privée c’est autre chose, il est seul comme beaucoup d’autres, et en plus sa mère est étouffante. Il est très inquiet pour son troupeau car une épidémie a démarré dans le nord en Hollande et en Belgique. Toute cette charge émotive irrigue le film, et montre l’isolement de Pierre face à ce fléau. Je ne raconte pas tout….
De très belles images, avec de la tendresse pour nos vaches. Un rythme puissant qui nous étourdi, des scènes courtes, des scènes oniriques qui montre la proximité de l’éleveur pour ses animaux.
« La ruralité dépeinte par Hubert Charuel n’est pas, en effet, coupée de la marche du monde. Tout au contraire, elle apparaît branchée sur son environnement, sur la pulsation d’une société néolibérale dont elle n’est, finalement, qu’un des multiples visages. » Le Monde
Le nombre de paysans s'effondre de jour en jour, et les politiques agricoles n'améliorent pas leur sort. Au contraire la PAC ne soutient que les grosses entreprises agroalimentaires. Pendant ce temps le consommateur consacre de moins en moins d'argent à sa nourriture, et perd de vue les producteurs pour ne plus voir que les étiquettes du supermarché. La situation des jeunes agriculteurs en petite exploitation est dramatique. Une voie alternative est tracée: les circuits courts, les Amaps, le bio. etc. Le consommateur comprendra-t-il que, moins cher, n'est pas le mieux pour lui? Devenir consom’acteur ? A lire régulièrement http://www.lesamisdelaconf.org/
Filmographie : premier long métrage
Avis : A voir, pour mieux comprendre les attitudes et réactions dans le monde agricole que nous connaissons peu, et le travail derrière notre repas.
Note : 10/10 Rédigé par Jacquie


mardi 29 août 2017

Patti Cakes

La base du groupe en composition...
Réalisateur : Geremy Jasper, réalisateur américain, serveur de bar, musicien (naissance dans le New Jersey), réalisateur de clips et enfin un long métrage….Patti Cakes.
Pays : US Année :2017
Acteurs : Bridget Everett (Barbara, la maman), Cathy Moriarty (Nana, la grand-mère), Danielle Macdonald (Patti), Mamoudou Athie (le rappeur gothique), Siddharth Dhananjay (L’ami indien)
Dir. Photo : Federico Cesca
Résumé : Une jeune fille obèse rêve de devenir une chanteuse de rapp reconnue. A ses heures perdues où dans les temps morts de son service (barmaid) elle compose des rimes pour des chansons, elle slamme également avec une certaine virtuosité, mais dans un langage cru ; un régal si vous voulez apprendre des mots, in english, qui ne s’apprennent pas au collège. Sa vie est misérable, elle est moquée par ses anciens camarades de classes et ses rivaux, sa mère boit, sa grand-mère est malade. Le scénariste soutient ce rêve en y mêlant les aspects sociaux des milieux défavorisés d'une ville moyenne du New Jersey, le problème du coût des soins de santé etc.
Le film est assez bien organisé entre moments musicaux, petites aventures quotidiennes et rêve psychédélique… on ne s’ennuie pas, même si le rapp n’est pas forcément une musique familière à nos oreilles.
On retrouve des thèmes riches de la nouvelle vague « sundance » comme la proximité à la mort, les imperfections corporelles, l’unité familiale, les drogues…voir Little Miss sunshine.
Nicolas Bardot Patti Cake$ s'inscrit dans une certaine mouvance à risques du cinéma indépendant américain : celle de ces récits portés par des héros hors normes, anti-conventionnels, mais qui finissent souvent lissés et concassés par une forme très classique-standard (la mouvance post-Little Miss Sunshine).
« Pourquoi ce sujet-là, à ce moment précis ? Pour plein de raisons. Je voulais raconter mon amour pour les filles fortes de l’Etat du New Jersey, au milieu desquelles j’ai grandi. » Télérama festival de Cannes
Avis : Un bon moment musical et drôle. Comédie très fraiche.
Note : 9/10 Rédigé par Jacquie